Dépression maternelle

Dépression maternelle

Aujourd’hui nous retrouvons Pauline, une maman qui a déjà témoigné sur ce blog à propos de la prématurité et de la gémellité.

Elle tenait à partager une autre période de sa vie, la dépression du post-partum.

La dépression du post-partum appelée aussi dépression maternelle ou encore burn-out maternel touche environ 10 à 20% des mamans.

Bonjour Pauline, ravie de te retrouver ici.

Tout d’abord, peux-tu nous définir en quelques mots la dépression du post-partum ?

Comme je l’expliquais dans un article sur mon blog, « la dépression du post-partum n’est pas un baby blues » !

La dépression du post-partum s’installe dans les 4 semaines qui suivent la naissance de l’enfant voire même dans les semaines et mois à venir et peut vraiment s’éterniser.

Elle se caractérise en partie comme un baby-blues mais de façon plus intense et les symptômes varient d’une femme à l’autre : profonde tristesse, pleurs, perte d’estime de soi, manque d’énergie et de motivation (plus d’envie) voire idées noires, on tourne en boucle sur les mêmes idées négatives, anxiété, difficultés d’attachement, à devenir mère…

Comment as-tu su qu’il s’agissait d’une dépression du post-partum plutôt qu’un Baby Blues ?

Je l’ai su en parlant de mes sentiments à des spécialistes : des médecins et en lisant aussi.

Quelles ont été les raisons de cette dépression ?

J’avais idéalisé mon accouchement, ma rencontre avec mon enfant, notre nouvelle vie…

Bref, tout !

Et c’était une grosse erreur.

Erreur qui me poursuit dans mon fonctionnement en général mais je fais de mon mieux pour changer de ce côté-là.

Comment es-tu sortie de cette période difficile ?

J’ai pris le taureau par les cornes et je me suis soignée mais j’ai eu la chance d’avoir le soutien et l’écoute de mon mari et de ma famille.

La création de mon entreprise a été décisive !

Quoi de mieux qu’un autre objectif que celui de guérir…

Ton entourage était-il au courant et a-t-il été un soutien pour toi ?

Bien sûr !

Mes beaux-parents ont été très présents et m’ont permis de prendre du temps pour me soigner.

Mes parents nous ont même accueillis la semaine pour que je ne sois pas seule en journée et nous rentrions chez nous le week-end.

Cette période a été une étape très importante dans ma guérison.

Comment vas-tu aujourd’hui et quels conseils pourrais-tu transmettre ?

Je vais bien et j’ai décidé de toujours avancer, de toujours progresser…

Côté conseils : même si les conseilleurs ne sont pas les payeurs, je dis toujours que l’on peut aller mal mais qu’il faut se prendre en mains et se battre.

Autrement dit il faut voir un médecin et un psychologue associés à une bonne dose de motivation et avoir au moins un autre projet que celui de guérir !

Merci beaucoup Pauline pour ces confidences sincères qui aideront, je l’espère, d’autres mamans.

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